Qu’est-ce que la kinésiologie ? Le mot revient de plus en plus souvent, et il se confond facilement avec d’autres. Ce guide présente la kinésiologie telle que je la pratique : ce qu’elle est, d’où elle vient, comment fonctionne le test musculaire sur lequel elle repose, à qui elle s’adresse, et ce qu’elle ne prétend pas faire. Les notions plus techniques sont expliquées au fil du texte.
C’est quoi ?
La kinésiologie est l’étude du mouvement.
C’est une méthode douce qui favorise le bien-être émotionnel, physique, relationnel et mental. Elle repose sur la mémoire du corps : les émotions non exprimées, les stress ou les évènements vécus peuvent s’imprimer dans le corps et perturber l’équilibre.
Grâce au test musculaire (légère pression sur le poignet pour plus de facilité) et à différentes techniques d’équilibration, la kinésiologie permet d’apporter ce dont votre corps a besoin pour vous libérer de vos blocages et accéder à vos propres ressources.
La kinésiologie est issue de la chiropractie et s’appuie sur des concepts de la Médecine Traditionnelle Chinoise. D’autres travaux sont venus compléter l’utilisation du test musculaire, comme « l’édu-kinesthésique » ou apprendre par le mouvement, les voies réflexes.
Lors de mes séances, je vous propose l’association de mes différentes formations : kinésiologie et réflexes archaïques.
D’où vient la kinésiologie ?
Le mot lui-même signifie « science du mouvement », et dit la place que la discipline accorde au mouvement. Les repères qui suivent viennent pour l’essentiel des documents publiés par les organisations de la discipline. Les dates varient parfois d’une source à l’autre : quand c’est le cas, elles sont données à la décennie.
Des tests musculaires à la kinésiologie appliquée
Les tests musculaires manuels sont plus anciens que la kinésiologie. Au début du XXe siècle, le chirurgien orthopédiste Robert W. Lovett, de l’École de médecine de Harvard, les employait pour évaluer la force des muscles. Dans les années 1930, Florence et Henry Kendall, spécialistes américains de la rééducation, les ont à leur tour développés.
C’est sur cette base qu’en 1964, aux États-Unis, le chiropracteur George Goodheart a créé la kinésiologie appliquée (Applied Kinesiology), dont sont issues, directement ou indirectement, toutes les autres branches de la kinésiologie. Il s’est aussi intéressé à la relation entre les muscles et les organes, et a eu l’idée de la rapprocher des relations entre les méridiens et les organes décrites par la médecine traditionnelle chinoise. Le lien entre muscle et méridien qui en est né sert encore souvent à interpréter le test musculaire.
Touch for Health : rendre la méthode accessible
John Thie, chiropracteur lui aussi, ami et collègue de George Goodheart, a voulu mettre ces techniques à la portée de personnes non initiées. Avec sa femme, Carrie Thie, il a créé le Touch for Health, pensé pour le bien-être personnel et pour un usage en famille. Son livre, Touch for Health, paraît en 1973. La méthode s’est diffusée rapidement. En 1990, John Thie a confié son concept à la Touch for Health Foundation, devenue l’International Kinesiology College, une association à but non lucratif chargée de la formation des instructeurs du Touch for Health.
L’édu-kinesthésique et le Brain Gym
Le pédagogue américain Paul Dennison et Gail Dennison ont ensuite développé l’édu-kinesthésique, ou éducation kinesthésique. Elle suit un modèle d’accompagnement pédagogique : l’accent y est mis sur le mouvement, la posture et l’apprentissage propres à chacun, et sur le plaisir d’apprendre en bougeant. Le Brain Gym, un ensemble de mouvements simples, fait partie de ses techniques. Les sources situent cette création dans les années 1970 ou au début des années 1980 ; l’organisation Brain Gym International a été fondée en 1987.
Cette histoire éclaire les deux racines que l’on retrouve dans toute la kinésiologie : la chiropratique américaine d’un côté, la médecine traditionnelle chinoise de l’autre.
Le test musculaire : un outil d’écoute du corps
Le test musculaire est utilisé tout au long de la séance. Il consiste en une légère pression sur le poignet.

Outil de retour de l’influx nerveux (biofeedback), il permet d’identifier les causes conscientes et inconscientes de stress et de déséquilibres.
Ces stress peuvent être actuels, anciens ou même remonter à la vie intra-utérine.
On peut le comparer à une boussole qui nous permet de dialoguer avec le corps et l’inconscient.
Il repose sur la relation entre un état de stress et le tonus musculaire.
À noter que lorsque l’on parle de « stress », on parle de l’absence de l’homéostasie du corps, c’est-à-dire un déséquilibre interne du corps.
Concrètement, si un stress est identifié, le tonus musculaire sera absent. D’où les expressions « les bras m’en tombent », « j’ai les jambes en coton »…
À quoi sert le test musculaire ?
Le kinésiologue utilise le test musculaire pour :
- accéder à la mémoire du corps
- identifier les origines des blocages
- déterminer les équilibrations dont la personne a besoin.
Le test musculaire n’est pas un « détecteur de vérité ». Il ne cherche pas à vérifier des faits, mais met en lumière les émotions telles qu’elles ont été enregistrées par l’inconscient.
Le test musculaire, vu de près
En médecine et en rééducation, le test musculaire manuel sert à évaluer la force d’un muscle. La kinésiologie reprend le geste, mais dans un autre but et dans un autre cadre : elle observe la façon dont le tonus musculaire réagit à ce qui est proposé pendant la séance, une pensée, un mouvement, une émotion évoquée.
On peut le comparer à une boussole qui nous permet de dialoguer avec le corps et l’inconscient.
Un test musculaire, pris isolément, n’a pas de signification en soi : il ne prend sens qu’interprété dans un cadre précis, et rapporté à ce que vit la personne. Il ne reflète qu’un court instant, et ce qu’il indique vaut pour une personne donnée, à un moment donné, jamais pour tout le monde.
En séance, le test musculaire sert de guide à l’accompagnement. Il n’établit pas de diagnostic.
La kinésiologie s’adresse à tous, du bébé à la personne âgée.
Les différentes équilibrations possibles
Selon les besoins, différentes techniques peuvent être utilisées :
- Mouvements oculaires : Les évènements que nous vivons sont enregistrés dans notre cerveau et notre corps, avec tous les stimuli présents à ce moment (bruits, position du corps, odeur…). Les mouvements oculaires permettent de libérer les émotions qui y sont associées.
- Visualisations : l’imagination d’images, de scènes positives favorise le bien-être.
- Santé par le toucher (issue de la Médecine Traditionnelle Chinoise). Elle s’appuie sur le lien entre les muscles, les organes, les émotions et méridiens : stimulations de points neurovasculaires, de points neurolymphatiques, de points d’acupression.
- Intégration de réflexes archaïques : favorise l’équilibre émotionnel, cognitif et structurel. Je vous invite à lire l’onglet sur les réflexes archaïques.
- Intégration d’affirmations positives provoquant un bienfait chez la personne en « ré-informant » son cerveau.
- Mouvements de Brain Gym : des mouvements simples qui stimulent différentes zones du cerveau, favorisent la coordination des deux hémisphères du cerveau et soutiennent les apprentissages.
- Protocoles de périnatalité : permettent d’identifier et de libérer les émotions, croyances et mémoires installées, de notre conception à notre naissance qui continuent d’impacter notre vie.
Quelques notions pour s’y retrouver
Chaque technique a son vocabulaire. Ces quelques notions reviennent dans toutes.
L’équilibration
C’est le mot qui désigne le travail mené pendant une séance. Il vient de l’idée que l’état recherché est un équilibre en mouvement, une « homéostasie dynamique ». On retrouve là ce qui est dit plus haut du stress, entendu comme un déséquilibre interne du corps.
Le muscle indicateur
Le test musculaire peut s’interpréter de plusieurs façons. Il peut renseigner sur le muscle lui-même, sur le méridien qui lui est associé, ou servir d’« indicateur » : sa réponse informe alors sur autre chose que lui, par exemple la réaction à un stimulus. Certaines positions des doigts, appelées « modes », servent aussi à orienter le test sans passer par la parole.
Une vision globale de la personne
La kinésiologie considère la personne comme un tout. Le modèle occidental dont elle s’inspire, appelé « triade de la santé », réunit trois aspects : la structure du corps, sa biochimie et le psychisme. À cette vision s’ajoutent des notions de la médecine traditionnelle chinoise : le yin et le yang, les cinq éléments et les méridiens.
Des influences variées
Les fondateurs de la kinésiologie étaient ouverts à d’autres approches, et la discipline en a gardé la trace. On y retrouve des emprunts à la psychologie humaniste, à l’approche systémique ou encore aux modèles du stress. C’est ce qui explique la diversité des techniques qu’un kinésiologue peut employer.
Kinésiologie et réflexes archaïques
Parmi ces équilibrations, l’intégration des réflexes archaïques tient une place à part dans ma pratique, puisque c’est ma spécialité. Les réflexes archaïques sont des réactions motrices automatiques qui apparaissent dès les premiers temps de la vie, et qui sont normalement amenées à s’intégrer au fil du développement.
Lors de mes séances, je vous propose l’association de mes différentes formations : kinésiologie et réflexes archaïques.
Les deux approches ne se confondent pas, elles se complètent. Au cours d’une même séance, je peux utiliser les outils de l’une et de l’autre, selon ce qui est prioritaire pour la personne à ce moment-là.
Pour aller plus loin, deux articles sont consacrés à ce sujet : les réflexes archaïques expliqués simplement, puis un exemple détaillé avec le RTAC, ou Réflexe Tonique Asymétrique du Cou.
À qui s’adresse-t-elle ?
La kinésiologie s’adresse à tous, du bébé à la personne âgée.
Pour les bébés et jeunes enfants, la séance se déroule en transfert sur le parent. La présence de l’enfant est néanmoins nécessaire.
Pourquoi consulter un kinésiologue ?
Les raisons sont aussi variées que les personnes : mieux gérer son stress, mieux percevoir son corps et ses émotions, travailler sa posture et son mouvement, ou avancer dans une démarche de développement personnel, à tout âge.
Ce que la kinésiologie ne fait pas compte tout autant : elle ne pose pas de diagnostic et ne promet pas de résultat. Chaque accompagnement part de la personne, de son histoire et de ce qu’elle souhaite travailler.
Une pratique complémentaire du suivi médical
La kinésiologie n’est pas une pratique médicale, et elle ne remplace en aucun cas un avis médical. Elle ne pose pas de diagnostic médical et n’intervient pas en situation d’urgence.
Lorsque c’est utile, l’échange tient compte des informations venues d’autres professionnels : médecins, psychologues ou enseignants.
Concrètement, si vous ou votre enfant êtes suivis par un médecin, ce suivi continue. Et lorsqu’une question de santé se pose, c’est d’abord vers lui qu’il faut se tourner.
L’accompagnement est ensuite adapté à chaque âge : les pages Pour enfant et Pour adulte en présentent le détail.
Ce qu’est la kinésiologie, ce qu’elle n’est pas
| Ce qu’elle est | Ce qu’elle n’est pas |
|---|---|
| l’étude du mouvement | pas de la kinésithérapie |
| une méthode douce qui favorise le bien-être émotionnel, physique, relationnel et mental | pas une pratique médicale : elle ne remplace en aucun cas un avis médical |
| un test musculaire utilisé tout au long de la séance, une légère pression sur le poignet | pas un « détecteur de vérité », ni de la magie |
| une pratique qui s’adresse à tous, du bébé à la personne âgée | elle n’établit pas de diagnostic |

Tarifs et durée des séances
La séance dure environ 1 h 15 à 1 h 30.
Les tarifs sont indiqués sur les pages pour les enfants et pour les adultes.
Plusieurs séances peuvent être nécessaires selon l’objectif travaillé.
Cependant, chacun reste libre de poursuivre ou non l’accompagnement.
Certaines mutuelles remboursent les séances de kinésiologie.
Vos questions sur la kinésiologie
Existe-t-il plusieurs kinésiologies ?
Oui. Les kinésiologues partagent une même base de formation. Chacun utilise ensuite les techniques qu’il préfère, ou se forme à d’autres approches : c’est mon cas avec les réflexes archaïques, auxquels je me suis formée avec la méthode Réflex’Tonic.
Kinésiologie et Brain Gym, est-ce la même chose ?
Non. Le Brain Gym est un ensemble de mouvements issu de l’édu-kinesthésique, l’un des courants de la kinésiologie. En séance, ces mouvements font partie des équilibrations possibles, au même titre que les autres techniques présentées plus haut.
Comment se passe une séance ?
Elle commence par un temps d’échange, pour comprendre ce qui vous amène et définir ensemble l’objectif de la séance. Vous vous allongez ensuite sur la table, en restant habillé·e, et le test musculaire guide mon travail. Les questions pratiques, comme la tenue à prévoir, la présence du parent ou le nombre de séances, ont leur réponse dans les questions que l’on me pose souvent.
Le test musculaire fait-il mal ?
Non. C’est une légère pression, le plus souvent sur le poignet.
Un kinésiologue au Québec, est-ce la même chose ?
Non, le mot est le même mais le métier est différent. Au Québec, les kinésiologues membres de la Fédération des kinésiologues du Québec exercent dans le domaine de l’activité physique, de la réadaptation, de la performance et du mieux-être. La kinésiologie que j’applique est celle issue de la kinésiologie appliquée.
Vous vous posez d’autres questions sur la kinésiologie, ou vous vous demandez si un accompagnement pourrait vous correspondre ? Je vous réponds avec plaisir.


